Robert Bartoux – Le Portrait dans Art Actuel

Robert Bartoux : ``une Galerie d'Art est une fenêtre ouverte vers la culture. Elle doit être la plus accessible possible !``

Son père était éditeur d’art, Robert Bartoux a toujours vécu dans l’art. Il n’a jamais envisagé de choisir un autre chemin de vie.

C’est avec son épouse et son frère aîné que Robert Bartoux a commencé, il y à 25 ans, la saga des Galeries Bartoux. C’est au printemps 1993 qu’ils vont ouvrir la première galerie Bartoux, dans leur fief d’Honfleur, avec comme principes de se tourner vers de nouveaux collectionneurs et de refuser tout terrorisme intellectuel.

Avec aussi cette volonté de refuser le style porte fermée avec sonnette. Robert Bartoux précise: « Nous avons toujours pensé qu’une galerie, c’est en fait, comme une fenêtre ouverte sur la culture. Il ne faut pas la rendre difficile d’accès, mais au contraire être une invitation permanente à y entrer.

C’est sur ce principe que nous avons toujours conçu nos nouvelles galeries. Après Honfleur, nous avons ouvert celle de Saint-Paul de Vence. Puis nous avons pensé que, pour l’hiver, il fallait être où les collectionneurs sont, c’est à dire à la montagne. Nous avons alors ouvert à Megève, à Avoriaz, à Courchevel.

Nous avons aussi étendu notre champ d’action avec quatre Galeries Bartoux pour la seule ville d’Honfleur et deux pour Saint-Paul de Vence. Il faut savoir créer sa propre concurrence (sourire).

C’est en 2003 que nous avons ouvert notre première galerie parisienne. Nous avions progressé dans notre connaissance du monde de l’art contemporain. Les Champs-Elysées nous ont permis d’approcher une autre clientèle, plus internationale.

Nous avons pu ainsi peaufiner le style des Galeries Bartoux. Celui de proposer à la fois des grands maîtres, des artistes confirmés et des artistes émergents. C’est cette alchimie qui a toujours été au centre de nos préoccupations.

Nous avons alors pensé qu’il était temps de s’ouvrir sur l’international et, en 2008, nous avons ouvert notre galerie Bartoux New-York, près de Central Park. Il ne s’agissait pas d’ouvrir un lieu disons américain, mais d’y faire venir les oeuvres des artistes que nous défendions en France. Et cela a été positif.

Aux Galeries Bartoux, nous pensons aussi que dans l’art, c’est l’être humain qui doit être au centre de nos préoccupations. J’entends par là que nous devons apporter à notre clientèle de la culture, de la diversité, mais du rêve, aussi. D’avoir aussi une vision différente des choses et, bien sûr, d’être en contact étroit avec nos artistes. La notion de plaisir est indissociable de celle de l’art.

Ces derniers temps, nous avons particulièrement développé l’axe de la sculpture dans les Galeries Bartoux. C’est un domaine particulier, parce qu’il implique un financement important de l’oeuvre. Un bronze s’édite en huit ou dix exemplaires. Nous avons comme idée qu’une sculpture ne doit pas être mise dans un coin, mais qu’elle doit être présentée comme un tableau.

Les sculptures de Julien Marinetti, Bruno Catalano ou de Philippe Pasqua, par exemple, prennent ainsi toute leur dimension ».

Dans son bureau de la galerie Bartoux du faubourg Saint-Honoré, Robert Bartoux tient à nous parler de sa dernière aventure, celle de la toute nouvelle galerie Bartoux de Londres: « Je reviens tout juste de Londres. Nous avons ouvert ce nouveau lieu d’art sur New Bond Street. Londres est une ville dynamique et internationale. Nous proposons, comme à notre usage, de l’art moderne et de l’art contemporain. Le succès a été immédiat. Nos portes sont ouvertes, ce qui change d’autres galeries voisines. L’ouverture vers le public aura toujours été notre volonté première ».

Interview de Robert Bartoux réalisée par  Jean-Pierre Frimbois pour Art Actuel.