
Le 17 Novembre 1928, à Nice, Armand Pierre Fernandez voit le jour et, dès l'enfance, se familiarise avec les objets dans la boutique d'antiquités de son père.
Elève brillant, il commence à peindre à 10 ans et intégrera l'Ecole des Arts Décoratifs de Nice en 1946. A 19 ans, il rencontre Yves Klein et Claude Pascal, qui deviendront ses deux plus proches amis. C'est le début d'une jeunesse exaltée, son intérêt pour les philosophies et les arts d'Extrême-Orient, le conduit à l'Ecole du Louvre à Paris en 1949.
De retour à Nice en 1951, son attrait pour la peinture se précise, sous l'influence du peintre Russe Serge Poliakoff et de Nicolas de Stael. Il décide, à l'instar de Vincent Van Gogh, de signer de son prénom : Armand.
Influencé par les oeuvres de kurt Schwitters et de Jackson Pollock, il s'essaie à la pratique du tampon et expose les premiers "cachets" à Paris en 1956.
En 1958, à l'occasion d'une exposition chez Iris Clert, Arman authentifie une erreur d'impression dans le carton d'invitation (Armand écrit sans « d ») et transforme sa signature.
1959: La carrière d'Arman connaît une nouvelle orientation avec le début des accumulations d'objets.
1961 : Première exposition à New York, utilisation de nouveaux matériaux : polyester et plexiglas. Arman vit aux Etats-Unis et vient fréquemment en Europe pour exposer.
1962 : Coupes de métal et soudure en inclusion (polyester), combustions.
1964-1965 : Rétrospectives personnelles à Krefeld, Amsterdam, Bruxelles et Minneapolis.
Dès 1967, Arman se lance dans des collaborations avec l'industrie.
Tandis que l'on assiste au début des années 70 à une reconnaissance croissante de son oeuvre en France et à l'étranger, il prend la nationalité américaine.
Dans les années 1980 et 1990, l'éventail des oeuvres et des techniques s'élargit. Arman décline et multiplie les diverses procédures d'exécution : "The Day After"
(combustion + bronze), peinture-brush strokes, shooting colors, séries en bronze.
Luth d'Orient - Bronze